Sud de Madagascar : nos actions humanitaires à Tuléar, touchée par la famine

Au sud de Madagascar, du fait de la sécheresse et de la famine qu’elle engendre, la sous-nutrition et la malnutrition sont particulièrement dramatiques : au moins 1,3 millions de personnes ont besoin d’une aide humanitaire et nutritionnelle d’urgence et près de 500 000 enfants de la région souffrent de malnutrition.* En 2022, France Parrainages a souhaité s’engager davantage auprès des enfants fragilisés par la famine en devenant partenaire de l’association Enfants du Soleil à Tuléar.

Tuléar, au Sud de Madagascar : des enfants peu scolarisés à cause de la famine

Nos actions humanitaires pour favoriser la scolarisation à Madagascar

Située au sud-ouest de Madagascar, la ville de Tuléar (Toliara en Malgache) est le chef-lieu de la région Atsimo-Andrefana. Elle est composée de 41 zones administratives et compte plus de 250 000 habitants. Selon les autorités locales, le taux de fréquentation de l’école est inférieur à 40%.

Dans cette région du pays, le faible taux de scolarisation est étroitement lié à la sous-nutrition des enfants, qui ne bénéficient le plus souvent que d’un seul repas par jour.  Pour se nourrir, les familles se contentent de morceaux de cactus, de tamarins, d’insectes grillés et de racines sauvages. L’approvisionnement en eau, même non potable, impose à la population plusieurs kilomètres de marche. De nombreux enfants ne peuvent alors suivre leur scolarité dans les meilleures conditions.

Nos actions humanitaires auprès des enfants malgaches 

Favoriser l'accès à l'éducation des enfants démunisFavoriser la scolarisation des enfants défavorisés

À Tuléar, France Parrainages est désormais partenaire de l’association Enfants du Soleil, qui agit auprès des enfants et des familles les plus vulnérables. Depuis plusieurs années, les Malgaches ont assisté à un désengagement de l’Etat dans l’éducation, causant une dégradation de l’enseignement publique. Les écoles manquent d’équipement, les classes sont surchargées, la formation des enseignants est insuffisante et le niveau des élèves est très faible. Les écoles privées restent alors la meilleure option pour les enfants et jeunes souhaitant étudier dans de bonnes conditions. Malheureusement, le coût de ces écoles rend l’accès à l’éducation particulièrement difficile pour les familles démunies. 

Dans ce contexte, les actions de notre partenaire local sont indispensables pour favoriser l’accès à l’éducation des enfants de la région. Les enfants pris en charge par les équipes locales bénéficient d’une scolarité gratuite au sein d’établissements dotés d’équipements en nombre suffisant et en bon état et d’enseignants formés et compétents.

Lutter contre la malnutrition des enfants Lutter contre la malnutrition des enfants à Madagascar

Dans le Sud du pays, la sécheresse empêche la cultivation des terres et amoindrit considérablement la productivité du sol. La famine et la malnutrition jouent un rôle particulièrement important dans l’accès à l’éducation.

Face à cette situation, notre partenaire local a décidé de mettre en place depuis 2006 des cantines scolaires pour plus de 900 enfants répartis dans 4 sites. Ces enfants, le plus souvent en bas âge et scolarisés dans les écoles primaires sont les plus vulnérables. Les activités de cantines scolaires ont pour but de garantir une fréquentation régulière de l’école pour les enfants se trouvant dans une situation d’insécurité alimentaire, le premier facteur de décrochage scolaire

 

« Je m’appelle Fernando, j’ai 14 ans. Depuis 2016, je bénéficie de la cantine scolaire de Tuléar à Madagascar. Nous sommes huit au sein de notre foyer : mon père, ma mère, mes cinq frères et sœurs, et moi-même. Mon père est tireur de pousse-pousse et ma mère est sans emploi. Avant, nous dépendions uniquement des revenus de mon père pour nous nourrir. S’il rapportait un peu d’argent, nous mangions deux fois dans la journée, s’il ne gagnait rien, nous ne mangions pas. Heureusement, l’association nous laisse désormais profiter de la cantine scolaire. Même lorsque mon père ne rapporte pas d’argent, nous bénéficions d’un petit déjeuner et d’un repas le midi. Plus tard, je voudrai devenir ingénieur en bâtiment pour construire une belle maison à mes parents, car la vie est très dur dans un bidonville. »

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*Sources : ONU/PAM 2021
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