Fidaa raconte son quotidien avec Saratou, jeune migrante accueillie à son domicile

Arrivée seule en France, Saratou, jeune migrante ivoirienne, a vécu de familles d'accueil en familles d'accueil jusqu'à ce qu'elle trouve une stabilité chez Fidaa, Famille Solidaire bénévole au sein de France Parrainages. Accueillie depuis plus de 6 mois chez Fidaa, Saratou se confie sur son parcours migratoire et les difficultés qu'elle a eu à faire reconnaitre sa minorité. Aujourd'hui complices, Saratou et Fidaa ont souhaité témoigner en vidéo sur cet accueil solidaire et la relation qu'elles ont tissé.
©France Parrainages

Fidaa, touchée par la crise syrienne, accueille un mineur migrant

"Je m'appelle Fidaa, je viens du Liban, j'ai vécu 20 ans au Liban, je suis mariée avec Frédéric, en tout j'ai 3 enfants. Depuis 2011. Depuis la crise syrienne, je pense à accueillir après ça a mis du temps, ça trottait un peu dans ma tête, etc. Et en 2015, quand les Syriens commençaient à arriver en Europe, on en parlait dans la presse, etc. Le sujet revenait plus fortement et je commençais un peu à me renseigner."

"Et puis un jour, je contacte France parrainages et France parrainages me répond très vite et me propose un premier rendez-vous. On m'a d'abord proposé d'accueillir Arif, un jeune réfugié. Il est resté quand même un an chez nous. Et en juillet dernier, j'ai reçu un appel de France Parrainages : « J'ai une proposition à te faire, j'ai rencontré Saratou, elle aimerait bien être en famille et j'ai tout de suite pensé à toi »"

Saratou, jeune réfugiée ivoirienne arrivée seule en France : " je n'avais pas de maison"

Je suis partie d'Afrique pour rejoindre la France parce qu'il y avait des problèmes dans ma famille

"Je m'appelle Savané-Saratou, je viens de Côte d'Ivoire, j'ai 17 ans, bientôt 18 ans. Je suis partie d'Afrique pour rejoindre la France parce qu'il y avait des problèmes dans ma famille. Le parcours que j'ai fait c'est : Côte d'Ivoire-Burkina Faso, Burkina Faso-Niger, Niger-Libye, Libye- Italie, Italie-France. Je suis allée faire la demande pour être reconnue mineure. La première demande que j'ai faite, ils ont dit que vu la manière dont je m'exprimais, je n'avais pas moins de 16 ans. J'avais 15 ans à ce moment-là et je n'avais pas de maison."

"Donc j'ai fait un recours, je suis passée devant le juge des enfants. Avant que je passe devant le juge des enfants, j'étais prise en charge par l'association MSF Utopia. C'est là-bas que j'ai fait 12 familles d'accueil. Et après je suis passée devant la juge et elle m'a reconnue mineure et après ça j'ai été prise en charge par l'Aide Sociale à l'Enfance. Concernant le programme Famille Solidaire, je me demandais comment ça allait être, parce que j'avais déjà fait 12 familles d'accueil, où je restais parfois 3 jours, un mois, une semaine. Je ne pensais pas que ça allait durer..."

Saratou et Fidaa, une belle rencontre qui dure  

"Vraiment avec Saratou, je pense qu'on a tout de suite eu un bon feeling parce qu'elle est cool, sympathique etc."

"Mais bien sûr que ça dure, ça dure là, ça fait déjà 6 mois ! ça va durer, je pense. Enfin nous, de notre côté, ça dure. Il faut qu'on voit avec Saratou parce que bon elle a 17 ans, bientôt elle va être majeure. Mais avec mes enfants, franchement, de mon point de vue, je trouve que ça s'est très bien passé, très vite. Ce qui est incroyable, c'est qu'on ne fait pas d'efforts ! Donc en fait, on n'a même pas à faire des efforts pour dire : « Il faut accueillir.Saratou etc. ». Elle est à l'aise, elle est comme chez elle"

Héberger un jeune migrant isolé

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